il y a des choses
qui ne tombent
ni ne vont
nulle part jamais
le soleil s'essuie les pied sur l'horizon avant de rentrer chez
lui
le
silence s'exerce
à parler devant le miroir
les
bras croisés comme une chaise pliante du garage
les mouches connaissent des refuges secrets
la pluie passe sans elles
puis en sortent le soleil revenu
comme les chiens extirpent leur tête hors des sacs à dos
à mesure que le jour avance
ton odeur glisse entre les doigts des draps
après ton départ
je reste là
à retenir ce qu’il reste de toi
ni tout à fait souvenir
ni tout à fait rêve
qui s’avance pour disparaître
***
unjour
j’écriraisquelque chose
sur les gens tristes quelque chose
sur le lontain
car les gens tristes aiment partir
la distance
permet
de voir
que le
vide
prend
de la place
l'ennui
s'installe sans payer de loyer
il se fait plaisir quand personne ne regarde
s'étend sur le divan
s'excusera-t-il de prendre autant de place quand je me plainderai d'avoir mal aux
jambes ?
***